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Le château de Saint-Alban est situé sur la Via Podiensis, l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ancienne propriété des barons d'Apcher, puis des barons de Molette de Morangiès, il est depuis 1824 utilisé comme centre psychiatrique.
Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1942.
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Son Histoire
Le château aux Apcher
La première mention de la présence du château remonte au XIIe siècle. En 1188, Guérin d'Apcher rend hommage à l'évêque de Mende Guillaume IV de Peyre. Mais il est probable qu'il ait été présent bien avant, ou qu'une forteresse médiévale l'ait précédé sur le même site. Il était situé dans la baronnie d'Apcher l'une des huit baronnies du Gévaudan.
Les Louet de Calvisson
Par le fil des mariages, c'est un Louet de Calvisson qui en hérite au XIVe siècle. Avec le château il reçoit également en dot la seigneurie de Saint-Alban, l'une des douze seigneuries qui avaient droit de présence aux États du Gévaudan. La présence de Louet de Calvisson est toujours visible à Saint-Alban, puisque la ville a repris les armes de la famille : palé d'azur et de gueules, semé de roses d'or brochant sur les partitions ; sur le tout d'argent au noyer arraché de sinople..
Les Molette de Morangiès
Le 19 février 1608, Marie Louet de Calvisson, dame de Saint-Alban, fille de Aymar de Louet, baron de Saint-Alban, seigneur de Montmaur, de Boutonnet, d'Ornezon, ... et de dame Louis d'Aulzon de Montravel, épouse François de Molette, seigneur de Morangiès, de la Garde-Guérin, de Seneschas, d'Alteyrac, des Vieilles-Passes, de la Baume, co-seigneur de Villefort, marquis de Morangiès.
Il reçoit la charge de commis des états de la noblesse du Gévaudan en 1613 et nommé capitaine du château de Grèzes le 17 juin 1629.
En 1741, François de Molette, marquis de Morangiès, obtient des lettres patentes désignant Saint-Alban comme siège d'une des huit baronnies du Gévaudan. Cela lui permet de siéger aux états généraux du Languedoc.
Toujours au XVIIIe siècle, en 1764-1765, le château se retrouve l'un des points de ralliement pour organiser les battues visant à éliminer la bête du Gévaudan. Le comte de Morangiès est d'ailleurs retenu par les partisans de la thèse d'une intervention humaine dans cette histoire comme étant un des instigateurs.
Jean-François-Charles de Morangiès dilapide la fortune familiale en menant une vie dissolue. Cela lui a valu d'être emprisonné à la Conciergerie et d'être défendu par Voltaire devant le parlement de Paris.
Un Morangiès est gouverneur de Gênes en 1811 et son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile.
Christophe Théodore, dernier des Morangiès, complétement ruiné vendit le château délabré en 1821 à un frère de l'ordre de Saint Jean de Dieu, Hilarion Tissot.
A partir de là l'histoire du chateau se confond avec celle de l'hôpital.